COMMUNIQUE DE L’ADEPAPE 31

            Les membres de l’Association Départementale d’Entraide des Personnes Accueillies en Protection de l’Enfance de la Haute Garonne (Les bénévoles, les salariés, le Président) restent très préoccupés par la situation de la protection de l’enfance.

            Nous représentons les enfants confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance sur ce département, et accompagnons les jeunes majeurs après leur sortie des services, s’ils font appel à nous.

            Force est de constater que malgré l’investissement toujours en progression du département soit en dotation financières ou par les efforts de développement de structures d’accueil et de mise à l’abri des enfants confiés les services ont peine à répondre aux besoins en constante augmentation.

            Les ambitions affichées dans le schéma Départemental 2021/2025 ouvrent des perspectives et nous nous inscrirons comme acteurs et porteurs de toutes les initiatives qui en découleront, portant un regard encore plus attentif dans ce qui impactera les jeunes majeurs.

            Comme il est prévu dans le Code de l’Action Sociale et de la Famille, nous participons à l’effort d’insertion sociale des enfants confiés à l’ASE et de fait siégeons dans les instances qui y répondent en adéquation avec les exigences de nos responsabilités.

            – Le Conseil de famille des pupilles de l’Etat de la Haute Garonne (dont la présidence est confiée à l’ADEPAPE 31)

            – La Commission CESSEC 

            – Membre du conseil d’administration du CDEF

            – Membre de l’ODPE et de ses commissions

            – La cellule de crise mise en place par les services de notre département. (Suite aux mesures appliquées dans le cadre de la COVID 19)

 Telles sont entre autres les diverses instances et réunions où nous sommes conviés par les services de l’Aide à l’Enfance ou par le département.

            Le travail de partenariat de notre équipe avec les divers travailleurs sociaux qui interviennent dans le champ de la protection de l’Enfance (Les directions des divers service ASE, MDS, Service adoption, Club prévention, les MECS, le CDEF, le Tuteur des pupilles de l’Etat etc.) nous permet d’avoir un regard pertinent sur les besoins, les manques, et également sur la qualité du travail fourni par les travailleurs sociaux, très souvent au-delà des moyens qui leur sont accordés.

            Nous référant aux lois de protection de l’enfance de 2002, 2007 et la loi du 16 mars 2016. Nous y apportons nos réflexions collectives eu égard les expériences du vécu des enfants que nous accompagnons, lorsqu’ils sont devenus majeurs. L’expression de ce qu’ils peuvent nous confier, leur ressentis, leurs propres difficultés, nous permettent de mettre au grand jour les limites auxquelles sont confrontés les éducateurs, les familles d’accueil, les assistantes maternelles, les assistantes sociales, les psychologues, la PMI etc.

            Nos interventions dans les instituts de formation (ERASME, IFRASS etc.) nous ont permis de mesurer le peu d’enthousiasme des étudiants à envisager de venir travailler dans ce secteur, cela nous interpelle.

            Les difficultés rencontrées avec les structures médico-sociale pour la prise en charge des enfants en grande difficultés psychiques et morales, (Hôpital de Jour, UCHA, IME, ESAT, ITEP MDPH, foyer de vie).

            Les temps d’attente des décisions de justice suite au trop grand nombre de situations à suivre par rapport au trop peu de juges des enfants, allongeant de fait les situations précaires des enfants dans les familles ou les institutions mettent en danger le personnel social et les familles.

            Nous voulons exprimer à l’égard de tous ces acteurs en « Protection de l’Enfance » composant la mosaïque sociale au service de l’enfant notre plus grande reconnaissance, pour leur travail et leur engagement.

            Nous demandons que soient prises d’urgence par la tutelle de l’Etat la mesure du danger de ces situations sacrifiant de fait une génération d’enfant par manque de moyens appropriés.

            Cela passe inévitablement par une reconnaissance de ces métiers à hauteur de la place incontournable qu’ils ont dans la société de demain. Il est temps de mettre en place des mesures pérennes tant en termes de rémunération, de formation et de de recrutement de personnel et de création de structures d’accueil adaptées à la hauteur des besoins qui augmentent tous les ans un peu plus.

            L’ADEPAPE  31 ne sollicitera pas les médias afin de venir sur les plateaux télévisés pour y commenter des reportages « souvent à charge » cependant nous mettrons tout en œuvre sur le terrain pour défendre et accompagner les enfants, les familles et valoriser tous les acteurs au service de la protection de l’enfance. Il est urgent de prendre les mesures adaptées qui s’imposent.

Le PRÉSIDENT DE L’ADEPAPE 31.

M. Claude LE MERRER-BERBIGIER.

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